Écrit par Mathieu Dufort
Après une édition en Suède en mai 2024 où la France avait terminé 2ème derrière la Suède, la coupe des 6 nations est de retour en Italie à Rimini du 13 juin au 20 juin 2026 pour sa 28ème édition.
Elle se voit affronter 6 équipes européenne composée de 4 joueurs par équipe.
Après les désistements de la Roumanie et de l’Allemagne, les participants sont La France, La Slovénie, La suède, les Pays-bas et deux équipes d’Italie. On peut dont parler de coupe des 5,5 nations…
L’équipe de France est composée de :
– Yann Thévenet accompagné de son fils Demian, sa compagne Anne-Adeline et d’un ami Mark.
– Mathieu Dufort
– Théo Ambrosino et sa mère Elisabeth
– Olivier Deville et son accompagnatrice Danièle.
Contrairement à la Suède où les 5 rondes et l’excursion était regroupée sur 3 jours, la compétition en Italie se tient sur une semaine. Nous jouerons dimanche 14, lundi 15, mardi 16, jeudi 18 et vendredi 19 juin. Le mercredi 17 est un jour de repos pendant lequel une excursion pour découvrir le patrimoine de Rimini est prévue.
Le système est un toutes rondes. Chaque équipe affrontera toutes les autres.
La cadence est de 1h40 pour les 40 premiers coups, puis 20 minutes, avec ajout de 30 secondes par coup pendant toute la partie.
Samedi 13 juin 2026 : Le voyage et l’arrivée à Rimini.
Après avoir envisagé de louer un minibus, presque toute l’équipe a finalement décidé d’y aller en train avec l’aide de l’organisation italienne pour réserver train et assistance en gare.
À noter que les personnes accompagnantes payent très peu chère avec Train Italia (30€ contre 130€ normalement pour un Lyon-Milan).
Yann vient en voiture avec son fils Demian, sa compagne Anne-Adeline et Mark, un ami. Ces deux derniers ne sont là que pour le week-end et repartiront pour la France pour assurer leurs obligations professionnelles.
Le reste de l’équipe se rejoint à la gare Part Dieu de Lyon le Samedi 13 à 9h30.
Mathieu, venant de Cherbourg, et Théo et Elisabeth, venant de Béziers, ont même commencé leur périple la veille pour pouvoir prendre le train matinal du samedi à Lyon.
Les trains de Train Italia sont très agréables, ressemblant aux anciens corails de la SNCF. Il y a de la place pour jambes et fesses, et il y a un vrai compartiment pour pouvoir mettre sa grosse valise au dessus de sa tête ce que l’on ne peut plus faire dans les TGV français. C’est rassurant quand on ne voit pas bien de ne pas s’inquiéter de devoir surveiller sa valise à l’autre bout du wagon.
Les toilettes sont faciles d’utilisation : une porte coulissante, un verrou à tourner et un bouton pour tirer la chasse au dessus de la cuvette. Pas de bouton à la con pour ouvrir, vérouiller la porte ou tirer la chasse de manière aléatoire.
Les places sont numérotées comme dans les avions et il suffit de compter pour trouver son siège. Là aussi, la SNCF devrait en prendre de la graine.
Les contrôleurs annoncent aussi de quel côté est le quai lors des arrêts ce qui est une attention agréable que l’on ne voit pas non plus en France.
La première partie du voyage amène l’équipe de Lyon à Milan en passant par Chambéry, Saint-Jean de Maurienne, Turin et quelques autres villes italiennes.
À la gare de Milan central, c’est correspondance 30 minutes après pour Rimini.
L’assistance en gare réservée par l’organisation du tournoi se révèle efficace et nous sommes rapidement à nos place dans un train en direction de Rimini.
Arrivée un peu en retard à Rimini vers 17h après 7h30 de voyage.
Une personne nous accompagne jusqu’à l’esplanade de la gare et nous trouve un banc à l’ombre le temps que Olivier arrive avec son fauteuil. Elle nous montre aussi la direction des bus et des taxis. En France, on nous aurait dit de nous débrouiller à la porte de la gare car les agents n’ont pas le droit de sortir de la gare avec nous…
Une fois l’équipe regroupée, nous traversons une petite place recouverte de planches dont les jets de la fontaine font un bruit de claping, comme dans un stade. C’est étrange.
Nous arrivons à la station de taxi où nous trouvons un véhicule qui arrivent à nous prendre tous les 5 avec nos valises et le fauteuil.
Le chauffeur ne nous prend que 15€, prix spécial pour les handicapés.
Nous arrivons à l’hôtel Admiral où nous seront hébergés et jouerons nos matches, à 50 mètres de la mer.
L’hôtel fait un peu vieillot à première vue (couloir un peu sombre et clés à l’ancienne) mais se révèle confortable et accueillant.
A noter que sur présentation de sa carte d’invalidité, joueurs et accompagnants sont dispensés de la taxe de séjour de 4€ par jour et par personne.
Un premier écueil arrive avec les ascenseurs un peu petit pour qu’Olivier puisse y faire rentrer facilement son fauteuil.
Certains malvoyants ont des chambres avec vue sur mer alors que des voyants ont vu sur la rue.
Nous retrouvons le groupe de Yann, et après avoir pris quelques instants pour s’installer, tout le monde se retrouve pour un premier pot dans un bar à 20 mètres de la sortie de l’hôtel.
Il fait beau et un peu chaud mais c’est supportable.
Rimini est une ville du bord de mer et il y a pas mal de circulation et d’animation dans les rues. Le groupe de Yann a eu le temps d’aller faire un petit tour sur la plage. Il ya de nombreux transats où l’on peut se reposer et se prélasser au soleil.
Il est l’heure d’aller manger.
L’hôtel a installé les tables par équipes et on a droit à un service à table le midi et le soir.
Le menu de ce premier soir est unique, mais pour les repas suivants, nous aurons droit de faire des choix entre plats de poissons, de viandes ou végétariens.
Au menu, Patates et haricots vapeurs, pâtes bolognaise en quantité, porc braisés avec des pommes sautées et mousse à la fraise.
Quasiment tout le monde a craqué au moment du porc et n’a pas fini son assiette.
On nous demande de choisir les repas du lendemain. Ce sera entrée, 2 plats et dessert à chaque fois.
Il y a deux ans, les Suédois avaient essayé de nous tuer par le peu et la mauvaise qualité de la nourriture (même eux ne mangeait pas à l’hôtel…) avant de gagner le tournoi. Les Italiens ont visiblement décidé de la stratégie inverse en nous gavant pour qu’on dorme pendant les parties après… Si le tournoi est organisé en France dans deux ans, il faudra envisager le recours à des armes chimiques comme des fromages bien faits.
Pendant, le repas, des joueurs d’autres équipes passent nous dire bonjour. Les équipes d’Italie nous offrent même un sac de plage avec une serviette. Les 2 représentent des échiquiers sur lesquels ont pourrait vraiment jouer après les avoir étalés par terre ou sur la plage.
Après le repas, les joueurs partent se reposer ou prendre un café.
Mathieu et Yann vont faire un petit repérage dans la salle de jeu qui semble être une salle d’appoint du restaurant d’habitude.
En cherchant les toilettes, ils débarquent au milieu de la cuisine où un cuisinier leur indique le bon chemin.
Du côté homme, il y a une seule toilette, pas d’urinoir et 2 lavabos. Cherchez le problème…
Mathieu et Yann prennent les escaliers pour prendre des points de repères et rejoindre respectivement le 5ème et le quatrième étage. Ils se trompent dans le décompte et Mathieu essaye d’ouvrir une porte qui n’est pas celle de sa chambre pendant qu’en toquant à sa porte Yann à une drôle de surprise. En se décalant d’un étage vers le haut, tout rentre dans l’ordre.
Nous sommes la deuxième équipe à la moyenne Elo, derrière l’équipe 1 d’Italie.
Les matches de demain sont déjà décidés: Italie 1 contre Italie 2; France contre Slovénie, et Suède contre Pays-bas.
Les couleurs seront tirées au sort lors de la réunion technique du dimanche matin.
À bientôt pour la suite et le début du tournoi.
Mathieu, pour l’équipe.